« Vous vous trompez Monsieur le maire, vous nous trompez Monsieur Lefrand »

    « La presse locale, Paris-Normandie du 20-09-2017, la Dépêche du 22-09-2017, s’est faite l’écho de la fronde du maire d’Évreux (le Républicain Guy Lefrand) contre la réforme de la fiscalité de la taxe d’habitation et des demandes de réduction du train de vie des collectivités locales.

    Alors que la ville d’Évreux est connue pour le faible niveau de vie de ses habitants et le haut niveau de contribution de la taxe d’habitation, qu’Évreux sera l’une des villes de France, les plus bénéficiaires de la réforme attendue, il est surprenant et très paradoxal que se soit le maire de la commune concernée qui lève la fronde sur cette reforme.

    En effet cette réforme annonce plusieurs millions d’euros de pouvoir d’achat donnés aux revenus de 80% des familles les plus modestes de la ville d’Evreux, revenu qui sera immédiatement consommé dans le commerce local. Cette redistribution est nécessaire.

    La réforme engagée par le pouvoir actuel s’impose pour suppléer  à l’absence de réforme de la fiscalité locale. Réforme prête depuis 1992 (voir document Révision des évaluations cadastrales – Résultats des simulations Eure – ministère du Budget) et dont l’application a été refusée à la demande des élus locaux par les parlementaires, dont Monsieur Guy Lefrand a été, ces 25 dernières années.

    La réforme proposée vient corriger l’injustice  qu’un appartement de la place Kennedy d’Évreux paie plus de taxe d’habitation qu’une belle maison du Plateau de Saint-André. Ayons l’honnêteté de  reconnaitre que la réforme Macron vient corriger dans l’urgence à sa façon cette anomalie.

    Monsieur Lefrand s’insurge « contre le retour de l’état, la suppression de la compétence générale qui serait anticonstitutionnelle, le degré zéro de la démocratie ». Un regard sur ce qu’a donné cette liberté totale aux élus locaux montre qu’un retour de l’Etat est opportun.

    Oui Monsieur le maire, il faut abandonner les projets de prestige, les projets inutiles, que l’état vous y oblige, cela est une bonne chose. »

    Une tribune de Jacques Caron, président de la fédération locataire de la Confédération nationale du logement de l’Eure (CNL27).