La ville de Rouen pérennise un laboratoire culturel rue Victor Hugo

La ville de Rouen a fait son choix : le 27/29 rue Victor Hugo, ancienne annexe des Beaux-Arts, est consacré en tant qu'espace d'expérimentation à destination des créateurs artistiques.

Après de longs mois d’incertitude, la ville de Rouen a tranché. Le bâtiment, sis au 27/29 rue Victor Hugo, ancienne école puis annexe des Beaux-Arts de Rouen délocalisée depuis sur les Hauts de Rouen, sera désormais un lieu consacré, de manière pérenne, à la création artistique. Au total, environ 600 m2 à destination des porteurs de projets.

« Un endroit de bouillonnement et de rencontres », insiste Christine Argelès, première adjointe au maire en charge, notamment des affaires culturelles. Un choix fort de l’équipe municipale en place tant l’appétit des promoteurs est important dans ce secteur. « Il y avait des projets immobiliers », souffle d’ailleurs l’élue socialiste. Mais la commune n’a pas cédé aux sirènes de l’argent facile et cela alors même qu’elle crie famine depuis de nombreuses années. « Une situation financière délicate n’empêche pas d’être ambitieux », soutient Christine Argelès.

Cette proche de Valérie Fourneyron et d’Yvon Robert vient donc de prendre sa plume pour révéler les intentions de la ville à ceux qui utilisent l’endroit, collectifs, associations, artistes ou encore compagnies : « En plus d’apporter une vraie réponse aux besoins des acteurs culturels du territoire, qui plébiscitent l’usage du lieu, cet espace favorise les rencontres entre artistes, et entre public et artistes et permet le développement de nouveaux projets et de nouvelles collaborations artistiques », explique notamment l’élue socialiste. Expérimentées depuis début 2016, les conventions d’occupation éphémère signées avec les acteurs culturels locaux, ont remporté, depuis, un franc succès. « 163 ont été signées entre le 1er janvier et le 1er septembre 2017 », détaille ainsi Christine Argelès.

Rebaptisé pour l’occasion #LaboVictorHugo

De quoi justifier plus encore la décision d’Yvon Robert, maire PS de Rouen, et de sa majorité. « Ce lieu viendra en complémentarité des autres formes d’accompagnement apportées par la Ville. Il doit également rejoindre l’ambition de mettre en place un dialogue permanent et constructif avec tous les acteurs concernés par son projet culturel, de faciliter et de favoriser les expressions, et de coupler démarches artistiques, culturelles et citoyennes », se réjouit aujourd’hui la première adjointe rouennaise. Le 27/29 rue Victor Hugo, rebaptisé pour l’occasion #laboVictorHugo, va être, selon elle, « conforté dans sa vocation de laboratoire artistique, culturel et citoyen, favorisant les rencontres, les créations, les innovations, les expérimentations… ».

Si la volonté municipale est désormais actée, reste encore à en définir les modalités. Notamment sur les critères d’accès ou les tarifications envisageables. « Je souhaite lancer une réflexion collective sur les règles du jeu », indique l’adjointe socialiste, annonçant au passage une première réunion à ce sujet le 14 décembre prochain. « L’idée, c’est de coconstruire avec tous ceux qui sont intéressés au projet », résume Christine Argelès qui précise que la ville « ne dépensera rien de plus qu’actuellement » pour faire fonctionner l’endroit. Outre les créateurs de tous poils, l’ancienne annexe de l’école des Beaux-Arts, située à un jet de pierre de la place Saint-Marc, continuera par ailleurs d’accueillir le service culture de la ville.