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Après une année 2009 positive et des résultats contrastés
Le port de Rouen compte sur sa position centrale sur l’axe Seine

(fil-fax 21/01/10)
La nécessité d’investir autant dans l’amélioration des accès maritimes que dans les réseaux terrestres de ses dessertes sont au centre du message du port de Rouen.
« Notre objectif n°1 est l’approfondissement du chenal » a insisté le président du conseil de surveillance, Alain Bréau, lors d’une table ronde organisée à Paris pour les partenaires de l’établissement. L’autre volet des investissements concerne l’axe Seine. A Rouen, on se flatte maintnant d’être le « nouveau barycentre économique de la France du fait de la mondialisation des échanges ». La coopération interportuaire de Paris, à Rouen et au Havre, est donc désormais une « évidence ». « La priorité, c’est un transbordement efficace entre Port 2000 et les ports intérieurs. Ensuite, on pourra commercialiser », explique Philippe Deiss, président du directoire du GPM. Valérie Fourneyron, maire (PS) de Rouen, vice-présidente du conseil de surveillance rappelle l’implication des collectivités dans le développement de zones multimodales, fleuve, fer route, comme les 300 ha du projet Seine-Sud.
L’axe Seine devrait donc être le moteur du développement maritime avec des investissements indispensables. Pour Walter Schoch, directeur général de Westerlund France, « si ses ports ont un manque de potentiel, c’est parce la France a sous-investi dans le post et pré-acheminement ». Le patron rouennais n’hésite à avancer une thèse jusqu’ici tabou : « Ce qui a posé problème, ce n’est pas le climat social, mais le manque d’investissement ». Tout en précisant immédiatement que « la réforme portuaire est un levier indispensable ».


Etienne Banzet

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