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Le solde migratoire régional reste négatif
La natalité permet à la Haute-Normandie de conserver une démographie positive

(fil-fax 21/01/10)
La Haute-Normandie a enregistré une évolution annuelle moyenne de +0,3 % par an depuis 1999 et sa population se chiffrait 1 816 716 habitants en janvier 2007 vient d’indiquer l’Insee en rendant public les populations municipales de janvier 2010. La croissance régionale de la population est moins soutenue qu’au plan national (+ 0,7 %), essentiellement du fait du département de la Seine-Maritime qui gagne peu d’habitants (+ 0,1 %). La population du département de l’Eure connaît la même vitalité que la France, précise l’Insee.
Depuis le 1er janvier 1999, la population de la région progresse en moyenne de 4.500 habitants par an. Cette progression « est totalement imputable à un excédent des naissances sur les décès et masque un déficit migratoire » souligne l’Institut. Car si la Haute-Normandie reste une région dynamique sur le plan de la natalité avec 23.300 naissances pour 15.800 décès, l’accroissement attendu de sa population de 7.500 habitants par an, n’est pas au rendez-vous. Au contraire, le déficit des arrivées sur les départs de l’ordre de 3.000 habitants par an ramène cette hausse à 4.500, a observé l’Insee. Et évolution est imputable au seul département de la Seine-Maritime qui enregistre 4.500 départs nets par an tandis que celui de l’Eure, que l’Insee qualifie de département « attractif » bénéficie de 1.500 arrivées nettes chaque année.

Dégringolade havraise
Un Haut-Normand sur quatre vit dans une commune de moins de 1.000 habitants. L’Insee en conclut que c’est le « dynamisme de ces communes qui porte l’essentiel de la croissance démographique de la région ». L’attrait pour les villages se fait au détriment des villes-centres ou des pôles ruraux. La baisse de population est visible dans les communes à partir de 5.000 habitants (- 0,2 %). L’ouest de l’agglomération rouennaise et le littoral sont particulièrement touchés. Le Havre, Fécamp, Dieppe, Le Tréport sont dans une spirale de déclin démographique, qui frappe tout le littoral du nord de la France, précise l’Insee qui rappelle au passage que le littoral plus septentrional (Bretagne, Atlantique et évidemment Méditerranée) est au contraire très attractif.
La Porte Océane ne semble pas profiter de “l’effet image“ qu’on lui attribue. La dégringolade est sévère depuis le dernier recensement de 1999 avec une chute de 0,75% par an en moyenne. La population municipale est maintenant passée sous la barre des 180.000 habitants (179.751). La tendance s’observe en élargissant le cercle autour de la ville : l’unité urbaine, l’aire urbaine et la zone d’emploi sont toutes dans le rouge.


Etienne Banzet

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