Convention DRAC - Rectorat (fil-fax 23/12/09)
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Les mondes de l’éducation et de la culture organisent leurs coopérations
La DRAC de Haute-Normandie et le rectorat de l’Académie de Rouen ont signé mardi une convention cadre de partenariat qui définit pour trois années scolaires à partir de l’année en cours, les conditions de la collaboration et des actions communes entre le monde de l’éducation et celui de la culture. TLa convention permettra d’encourager des projets d’une classe de collège avec une scène nationale ou d’un lycée avec un musée…, les évaluer pour les reproduire. La convention concerne toute la chaîne de l’éducation, de l’école à l’université.
L’idée de faire entrer le monde de la culture à l’école n’est pas neuve. Le premier protocole d’accord entre les ministères de l’Education nationale et de la Culture remonte à 1983. Une convention a été signée en 2000 en Haute-Normandie. Il n’y aura pas de moyens nouveaux, tant matériels qu’en personnels mis à disposition mais plus de l’huile dans les rouages entre deux univers qui parfois s’ignorent, notamment par le comité de pilotage qui se réunira deux fois par an. La signature de la convention par le préfet (pour la DRAC) et le recteur d’Académie, Marie-Danièle Campion, est aussi un « exemple de la coopération, de l’unité des services de l’Etat », a souligné le préfet Rémi Caron.
Les principaux objectifs de ce partenariat sont de « permettre la fréquentation des structures culturelles, renforcer la présence d’artistes et de professionnels de la culture dans les établissements ». Ils doivent favoriser « l’ouverture à la diversité des champs artistiques, accroître la formation des équipes pédagogiques, accompagner les directeurs d’école et les chefs d’établissement ». Il faudra aussi favoriser l’inscription des établissements dans le réseau d’action culturelle régional, « sous couvert » des inspecteurs ou des chefs d’établissements. La population devra être impliquée dans les projets artistiques et culturels, « et en premier lieu les familles des élèves » avec une attention particulière pour les établissements en zone sensible ou en zone rurale isolée, les élèves en situation de handicap.
La convention ne part pas de rien. Elle consacre des collaborations comme celle que conduit l’Ecole d’architecture de Normandie dans le cadre du programme “Egalité des chances“ qui doit permettre à des enfants vivant dans des quartiers dits “difficiles“ d’intégrer des grandes écoles. Le CRDP (Centre régional de documentation pédagogique) va s’engager dans le festival Normandie Impressionnisme, en collaboration avec les inspecteurs pédagogiques régionaux, des professeurs volontaires pour une exploitation de tableaux présents dans la région.
La convention sera un moyen de « faire un état des lieux, de rendre compte, de progresser et de disposer d’une grille de lecture », selon le recteur. « Un réveil des bonnes pratiques », espère François Erlenbach, DRAC de Haute-Normandie.
« Ce qui existe déjà est fonction de la bonne volonté de chacun », observe Gérard Marcon, directeur de la scène nationale de Petit-Quevilly – Mont-Saint-Aignan. A Petit-Quevilly, la scène nationale accueille avec la commune, les enfants des écoles et jusqu’en 5ème des collèges à cinq spectacles par an. Il y a des jumelages avec des collèges et des lycées de l’agglomération de Rouen. Il regrette cependant le retrait de l’Etat : « Le volontarisme a été celui des classes APAC, classe à Projet artistique et culturel (abandonnée en 2003, ndlr), financé par les deux ministères. Il y avait eu un peu d’argent » pour ces actions qui consistaient à donner une dimension artistique et culturelle aux programmes scolaires.