Contournement-Est de Rouen (fil-fax 03/07/09)
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La droite locale demande une réponse rapide et positive à Jean-Louis Borloo
Treize élus se réclamant de la majorité présidentielle (*) pour la plupart dans l’agglomération de Rouen viennent d’alerter le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, sur « l’urgence et la nécessité » que revêt selon eux la réalisation de la liaison A28 – A13 et le contournement Est de Rouen.
Est-ce une inquiétude alimentée par des propos peu enthousiastes du cabinet du ministre d’Etat à l’égard de ce projet qui les a incités à lui faire de leur incompréhension devant la tournure que prend ce dossier ? « Nous savons pouvoir compter sur vous, dans le cadre du calendrier fixé par le Grenelle de l’Environnement, pour apporter une réponse désormais rapide aux habitants de notre département fortement demandeurs de cette infrastructure et qui ont du mal à comprendre une telle attente » écrivent les auteurs de la missive.
Controversé dans les communes riveraines, vigoureusement contesté par les associations de défense de l’environnement et au plan politique par les Verts, ce projet réunit en revanche tous les autres acteurs politiques et économiques. Les maires et présidents des collectivités (Région départements, agglomérations) toutes tendances confondues demandent l’inscription de cette liaison au prochain SNIT (Schéma national des infrastructures de transport) qui sera arrêté à l’automne. Mais tous craignent un nouvel ajournement. En septembre 2008, un échange de courrier des mêmes élus de la droite locale ainsi que des demandes fermes des élus de gauche – à l’exception des Verts - avait débouché sur une déclaration sibylline de Jean-Louis Borloo lors de l’inauguration du pont Gustave-Flaubert, invoquant les « désaccords locaux » pour expliquer l’absence de décision.
Près d’un an plus tard, les élus de la Majorité reviennent à la charge développant à nouveau les arguments du soulagement du centre ville de Rouen du flux de camions tout en étant « un vecteur de développement durable pour notre économie locale ».
Pour leur part, les présidents socialistes du conseil régional et des conseils généraux, ont conditionné la participation de leurs collectivités aux autres chantiers routiers sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat, qu’à la condition que celui-ci inscrive le contournement-est par mi d’autres projets, au prochain SNIT.