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Beauté & Packaging à Louviers
Le pôle Cosmetic Valley défend le Made in France jusque dans l’emballage
L’innovation pour la meilleure réactivité possible face aux comportements des consommateurs et la qualité environnementale des produits, sont parmi les principaux défis de l’industrie de la cosmétique, a indiqué mercredi Christian Combeau, vice-président du Pôle de compétitivité Cosmetic Valley, à l’occasion de l’ouverture de la 2ème édition de son congrès Beauté & Packaging, organisé à Louviers (Eure).
Répartis sur les régions Haute-Normandie (département de l’Eure), Centre, Ile de France, Pays de la Loire, la Cosmetic Valley réunit 151 entreprises (29 implantées dans l’Eure) dont 124 PME, 4 universités et 178 laboratoires de recherche publics et privés pour près de 16.000 emplois, avec comme véritable mot d’ordre, « la défense du Made in France », martèle Christian Combeau. Autour des questions du packaging thème du congrès de Louviers, se joue une part importante du succès commercial de produits qui doivent séduire d’abord par leur emballage, premier contact avec le client. On imagine aisément que la compétition est sévère entre les grands de la cosmétique « sur les linéaires, nous sommes concurrents. Mais on est aussi très vite copié. Nous avons donc intérêt à innover. C’est une question de survie », remarque Christian Combeau. C’est à ce stade que le pôle de compétitivité a un rôle clé pour assurer la présence de l’étiquette “France“. Lancé en 2005 sur les traces d’une simple organisation en filière fondée en 1994, - “genre association de quartier“ sourit aujourd’hui Christian Combeau - , le pôle a permis de mutualisé des moyens. A ce jour, le pôle a engagé un programme de recherche de 40 M€ dans 19 projets financés par les pouvoirs publics.
Solidement implanté dans un grand arc de la Seine à la Loire, à l’ouest du Bassin parisien, le pôle Cosmetic Valley semble armé pour maintenir en France une activité industrielle qui reste encore difficile à délocaliser en raison des délais de distribution qui exigent des temps de réponse très courts. La « tentation d’externaliser » n’est pas pour autant absente. Surtout lorsqu’on évoque les réglementations de protection de l’environnement comme la directive européenne Reach, « une contrainte énorme qui nous oblige à nous associer », commente Christian Combeau. (...)
(extrait fil-fax 12/06/08)
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