Avec une croissance modérée de sa population La population de la Haute-Normandie a progressé à un rythme modéré de +0,2% par an entre 1999 et 2006, chiffre inférieure à la moyenne nationale qui était de 0,7% par an. Au 1er janvier 2006, la Haute-Normandie comptait 1.811.055 habitants au lieu de 1.780.439 en 1999, a calculé l’Insee. La France métropolitaine comptait 61.399.541 habitants à la même date et 63,2 millions avec les départements d’outre-mer. Le faible dynamisme de la démographie haut-normande n’est pas spécifique à cette région et touche tout le nord de la France et l’Est, alors que les régions du sud de la Loire, particulièrement celle du littoral (Atlantique et Méditerranée) se situent dans les fourchettes hautes (+0,7% par an et plus). Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon sont au-dessus des 1,2% l’an. Etienne Banzet
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La Haute-Normandie des villes fait des enfants
qui partent vivre à la campagne
La croissance modérée de la Haute-Normandie n’est pas pour autant uniforme : la Seine-Maritime ne gagne que peu d’habitants (+0,1% par an, 1.243.834 habitants) alors que l’Eure, apparaît beaucoup plus dynamique (+0,7% par an, 567.221 habitants). L’Insee indique que « globalement, les villes de plus de 5.000 habitants perdent des résidents, tandis que les plus petites communes (moins de 1.000 habitants) connaissent une croissance démographique supérieure à 1% par an ». On constate un solde naturel très positif dans les villes centre et les banlieues qui souffrent d’un solde migratoire négatif au profit des communes rurales. Pour résumer, les villes font des enfants qui partent vivre à la campagne !
On constate l’affaissement du Havre et de sa région entre 1999 et 2006 : la commune recule de 190.924 à 182.580 habitants, de même que son pôle urbain, de 248.560 à 238.776, et son aire urbaine, de 296.795 à 290.826 habitants. La ville de Rouen poursuit son redressement (+0,2% par an) et passe de 106.560 à 107.904 habitants. A l’intérieur de l’agglomération, les évolutions ne sont pas homogènes : Sotteville-les Rouen qui est la cinquième commune de Haute-Normandie gagne 527 habitants et passe la barre des 30.000 (30.076 habitants) alors que sa voisine immédiate, Saint-Etienne du Rouvray chute sévèrement de 1.275 habitants et n’en retrouve que 27.815. A quelques kilomètres de Rouen, le pôle et l’aire urbaine d’Elbeuf – qui déborde largement sur l’Eure – sont en croissance: +0,3% par an chacun.
Les derniers chiffres de l’Insee confirment une évolution notée depuis plusieurs années : le recul du solde naturel en Haute-Normandie qui était plus élevée qu’ailleurs. Jusqu’à la fin du 20ème siècle la région bénéficiait d’une natalité forte et la jeunesse de sa population lui permettait d‘avoir relativement moins de décès. Aujourd’hui la natalité régionale est revenue quasiment au niveau de la moyenne nationale.
Plus inquiétante pour la Haute-Normandie est la perssistance d’un mouvement migratoire négatif de -0,2% en Haute-Normandie et surtout en Seine-Maritime où il est de -0,4% par an. L’Eure reste dans le vert mais le mouvement positif qui était très fort dans les années 80 et 90 s’estompe. Ainsi on quitte plus la Haute-Normandie qu’on ne s’y installe, à l’exception de l’Eure devenu département périurbain, qui bénéficie de l’installation de familles venues de l’Ile de France, de l’agglomération de Rouen.
La Haute-Normandie confirme son statut de région à forte densité de population : 147 habitants au km2 pour 113 en France métropolitaine, avec des disparités importantes entre la vallée de la Seine, ses deux grandes agglomérations du Havre et de Rouen et les territoires ruraux du pays de Bray, du Vexin normand, et du sud-ouest de l’Eure.
L’Insee a observé une diminution de la population des villes centre et des pôles ruraux ce qui entraîne une baisse de la population dans les communes de 5.000 habitants et plus. En revanche, plus la commune est petite, plus grand est son dynamisme. Celles qui ont entre 200 et 499 habitants gagnent 1,2% de résidents par an.