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Elle accueillent des enfants en soins psychiatriques
Les assistantes familiales demandent une reconnaissance de leur métier

Une trentaine d’assistantes familiales qui accueillent à leur domicile des enfants placés par le centre hospitalier spécialisé du Rouvray, se sont rassemblés mardi devant les locaux de l’Agence régionale de l’hospitalisation de Haute-Normandie à Rouen, alors qu’elles observaient une demi-journée de grève, pour exiger un réajustement salarial. Soutenues par la CGT et la CFDT, ces personnes demandent notamment l’application de la réglementation qui disent-elles, a modifié en profondeur cette profession particulièrement sur la formation et la rémunération. Elle sont 44 à l’hôpital du Rouvray. « Or, nous sommes en mai 2008 et à ce jour, rien n’a évolué pour elles en terme salarial malgré les démarches entreprises au niveau de l’hôpital et de la tutelle », expliquent Sylvie Carré, secrétaire adjointe du syndicat CFDT et Lydia Mius, secrétaire du syndicat CGT. « On veut que soit reconnue la spécificité de ce travail, sa professionnalisation. Accueillir en famille des enfants qui relève des structures psychiatriques est une alternative à l’hospitalisation qui demande une compétence, des rencontres avec des professionnels des équipes soignantes et éducatives, les parents de l’enfant. Pourtant c’est u métier payé au lance-pierre. On fait de l’épicerie ! » se plaint Sylvie Carré.
« Il nous faut réagir fortement car le risque est grand de voir les assistantes familiales se détourner du CHR. En effet, l’Aide sociale à l’enfance (l’ASE que gère le département, ndlr), les rémunère depuis juillet 2007 en conformité avec le nouveau texte », observe le document de synthèse des deux syndicats (...)

(extrait fil-fax 07/05/08)


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