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Maritime
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Marité
La ville de Rouen va
garantir un emprunt
de 1,2 Million d'euros pour le voilier
fil-fax
normandie 27/04/2006 et 07/07/2006
La
ville de Rouen va apporter sa garantie à l'emprunt
que devra contracter le GIP (groupement
d'intérêt public), propriétaire du
trois mats "Marité" actuellement immobilisé
en cale sèche à Cherbourg, où il
doit subir des réparations de structures d'un
montant qui pourrait atteindre 1,2 M¤. Le conseil
municipal de Rouen se prononcera vendredi 7 juillet. Le
montant exact de l'emprunt à souscrire n'est pas
encore fixé. Il pourrait varier de 600.000
à 1.200.000 ¤ a indiqué le maire de
Rouen, Pierre Albertini, en fonction des résultats
de l'appel d'offres qui sera examiné mardi 11
juillet par le GIP. C'est le prix à payer pour que
le dernier des terre-neuviers en bois acheté 1,2
million d'euros en 2004 à un groupe de
suédois puisse à nouveau naviguer.
Entré en cale en janvier dernier à
Cherbourg pour une révision technique annuelle,
"Marité" s'est en effet vu retirer son permis de
navigation à la suite d'un contrôle
effectué par le bureau Véritas. Le coup a
été rude et inattendu pour le GIP
présidé par le maire de Rouen, Pierre
Albertni, qui avait pourtant fait conduire deux
expertises avant achat et dont les conclusions laissaient
présager un bon état général.
L'expérience prouve cependant que de grosses
surprises sont à prévoir sur un navire de
plus de 80 ans.
Aujourd'hui, faute de
réaliser les travaux nécessaires, son
propriétaire serait réduit à remiser
le bateau dans son port d'attache rouennais. «
Nous avons choisi de sortir par le haut. Il
n'était pas question de laisser pourrir dans un
coin l'un des plus éléments du patrimoine
maritime français » témoigne l'un
des membres, Franck Martin. Selon le président de
la communauté d'agglomération Seine-Eure,
membre du GIP, et maire (PRG) de Louviers, «
aucune voix n'a été discordante parmi les
membres du GIP qui sont tous solidaires pour assurer un
avenir au Marité ». Son seul regret est
que la restauration n'ait pas été
engagée lors de l'acquisition. « Personne
n'y aurait trouvé à redire. Nous sommes
allés un peu trop vite mais la perspective d'une
mise en valeur médiatique par l'émission
Thalassa était alléchante ». Le
financement des travaux sera pris en charge par le GIP
qui étudie un montage financier en recourant
à un emprunt auprès des banques tout en
recherchant des partenaires institutionnels et
privés.
On précise que le
GIP est en bonne santé et que les deux
années d'exploitation par la société
de Bob Escoffier, Etoile Marine, ont été
bénéficiaires. Le GIP veut lancer les
travaux rapidement: La restauration complète du
"Marité" devrait durer au moins un an pour une
campagne d'exploitation prévue au début de
l'été 2007. « Ces travaux seront
menés en vue d'obtenir un certificat de franc-bord
par le Bureau Veritas et de répondre aux normes de
sécurité demandées par les Affaires
maritimes pour délivrer le permis de naviguer et
ainsi pouvoir accueillir du public à bord et
parcourir les mers », explique le GIP. Le
Marité ne se cantonnerait plus alors à des
navigations côtières mais s'engagerait dans
un rôle d'ambassadeur océanique. Le Canada
serait par exemple intéressé pour
l'accueillir lors du 400ème anniversaire de la
fondation de Québec. Reste au-delà à
lui trouver une véritable vocation sur le long
terme, interroge le maire de Fécamp, Patrick
Jeanne (PS) autre membre du GIP qui souhaiterait que les
habitants de la Seine-Maritime « se retrouvent
autour du bateau. Nous devons lui donner une dimension
plus sociale » espère-t-il.
Restauration :
Une clause d'insertion
Soumis à un appel
d'offre national et européen qui sera lancé
début mai, le cahier des charges technique de
restauration du "Marité" portera sur trois types
de prestations : dépose, entreposage et repose du
gréement, remise en état du support moteur,
remplacement des membrures et des allonges de
voûte, remise en état de la coque par le
changement des bordés, calfatage et remplacement
des anodes.
Les collectivités
territoriales co-propriétaires du "Marité"
ont décidé d'insérer dans le cahier
des charges une clause spécifique d'insertion par
l'emploi. Celle-ci fera obligation aux candidats de
privilégier des publics prioritaires : demandeurs
d'emploi de longue durée,
bénéficiaire du RMI, travailleurs
handicapés reconnus par la COTOREP. « Nous
accordons une importance particulière à
l'insertion des personnes en difficultés afin
d'intégrer une dimension sociale et
éducative à ces travaux, comme cela a
déjà été le cas avec "Les
Voiles Ecarlates" qui ont fait intervenir sur le chantier
trois jeunes au titre de la réparation
pénale ».
Une commission,
présidée par Pierre Albertini sera
chargée de sélectionner les candidats.
« Une fois l'entreprise retenue, il sera possible
d'avoir une estimation plus précise du coût
et de la durée des travaux ».
Willy
Oriou
(1) le GIP
Marité: Ville
de Rouen (76%), Ville de Fécamp, Conseil
général de l'Eure, Conseil
général de la Manche, Communauté
d'agglomération de Seine Eure, Fondation du
patrimoine maritime et fluvial, Association pour le
retour du Marité en Normandie, Association pour la
fondation du patrimoine maritime.
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